Et merde …

Je ne suis pas noctambule… et c’est bien dommage.

janvier 18, 2008 · Laisser un commentaire

Il y a quelques jours, à l’heure de se préparer à gaspiller les derniers jours qu’il nous reste avant l’apocalypse climatique pour payer les traites de l’écran plat, je me suis aperçu que, derrière les tartines beurrées et grillées (cela ne va pas améliorer mon cholestérol, tiens…), une paire d’yeux me fixaient. Ces petits globes oculaires exprimaient autant de désapprobation qu’une éleveuse de dindes à concours devant les photographies demi-écrémées de la plus titré d’entre-elles. Qu’avais-je fait ? Je n’avais pas pissé, en souvenir du bon vieux temps du célibat, dans le lavabo depuis son séjour à la maternité, il y a plus de trois ans…. J’avais vidé le lave-vaiselle et respecter l’organisation quasi-psychotique des placards de la cuisine. Mes suintantes revues masturbatoires étaient soigneusement planquées dans la cuve de la chasse d’eau. Non… Vraiment je ne voyais pas pourquoi j’allais subir le tempête conjugale qui se profilait à l’horizon…mais rien ne se passa mon Moloch du foyer se contenta de conserver cet air de vierge outragée par le passage de soudards sur son intimité.

Bizarre… Et dans la vie conjugale, le « bizarre » n’incite pas aux nuits de repos et à un fonctionnement gastrique optimal, croyez moi…

J’eus la solution du mystère, le soir même, après une dure journée de labeur à tenter d’offrir une culture générale à des adolescents pour lesquels l’intelligence est une option, la syntaxe une des variante de la théorie du chaos et l’orthographe une notion relative. Alors que, dans une subtile manœuvre, je caressais les fesses qui m’ont été légitimement attribuées par l’officier d’Etat Civil, tout en transbordant la vaisselle sale vers le sus-cité lave-vaisselle (un totem domestique, libérant la femme en lui permettant de faire peiner l’homme sous le bât de la bête de somme qui « peut au moins mettre la vaisselle dans l’appareil »). Elle me répondit : « Tiens, maintenant cela te tente ? ». Cette phrase était fielleuse comme une soirée entre filles. Devant mon air dubitatif, elle me raconta que durant la nuit, vers quatre heures du matin, alors qu’elle ne parvenait plus à trouver le sommeil une soudaine envie d’orgasme la prit. Elle essaya d’argumenter de « main de maître » alors que je rêvais sans doute à des paradis tropicaux peuplés de bombasses bourrées de GHB (et oui… même en rêve j’ai conscience de la faiblesse de mon charisme sexuel…) se livrant à des pratiques sexuelles que seul un John B. ROOT pourrait mirer sans être transformé en statue de sel. Je ne sais pas si ce fut l’influence onirique tropicale mais je chassais la main secourable de mon épouse d’une vulgaire tape, comme on chasse un bête moustique de son épiderme. A mon âge, gâcher une occasion de faire l’amour, même avec son épouse, même à quatre heures du matin, c’est terrible… Terrible…

Putain, je décline !

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L’ivresse du pouvoir

décembre 4, 2007 · Laisser un commentaire

Je viens juste de fêter ma réélection en tant que représentant des parents d’élèves de l’école primaire de mon village [1Mon mandat m’a fait plonger plus profond encore dans la bêtise humaine… Conjuration de portail d’école, calomnies de sous-culturés se rêvant enseignants, jugements hâtifs et incapacité chronique… Un ensemble de facteurs ayant entraîné une révision inflationniste de mon célèbre « indice de bêtise » indiquant le nombre de connards au mètre carré.

Je dois, ici, vous parler de l’ancienne « tête de liste » blackboulée par une récente OPA hostile d’une chef de clan maternel. N. est donc une jeune femme dont l’appartenance à la catégorie socio-désastreuse des Groseilles est plus qu’évidente.

A sa « décharge » [3N. a déjà 2 enfants et la 3ème devrait pointer son nez dans quelques semaines, le patronyme de « Kimberly » devrait d’ailleurs la marquer au fer rouge de la sous-culture du soap-opera. Sa première enfant, M., est une étonnante petite fille de 6 ans concentrant déjà toutes les caractéristiques de la future adolescente de destruction massive : vocabulaire ordurier, provocations ravalant les punks seventies au rang de gentils plaisantins, agitation dont l’utilisation pourrait être une issue à la pénurie énergétique de la fin de siècle. Le deuxième est un petit garçon, B., dont la silhouette rappelle immanquablement celle d’une boule de bowling ; cette dernière ayant été construite par un strict régime alimentaire à base de bonbons et viennoiseries distribués généreusement et, tout à fait logiquement, à la sortie d’école de 12h00.

La dernière, E., 2 ans, fait la fierté de sa mère qui lui a appris à dire : (la mère) Qu’est-ce qu’elle est E. ? (l’enfant) E. est une pétasse. Vous auriez dû voir la tête de ma femme quand N. a fait une démonstration des talents de la petite… [4Concernant le nouveau membre de la famille encore in-utero, le compagnon de N., s’est confié, entre deux lampée de Jupiler(TM), à un des spectateurs dominicaux du football club qu’il n’était pas sûr d’en être le père… Ce qui peut se justifier lorsque l’on sait que la gérante de la Supérette communale a surpris, il y a quelques mois, le gérant lutinant ladite N. dans les réserves. Sans doute, le solde d’une facture ancienne…

Il est vrai que comme « tête de liste », comme figure de proue de la masse silencieuse des géniteurs, elle était plus proche de « l’origine du monde » que de la Joconde… [5Pour finir, je souhaite mettre en exergue cette magnifique phrase de la directrice après l’élection de notre (seule) liste : « Vous êtes le thermomètre des parents d’élèves ». J’ai dû stopper Monsieur Boules à l’aide d’un fusil hypodermique, avant qu’il ne commence à prendre la température de ses électrices… On a déjà N., il ne manquerait plus qu’un taulard dans la liste…

Notes :

[1] Précisons que le célèbre Monsieur Boules fait partie aussi de ces élus du peuple !

[2] Google n’est pas fait pour les chiens… Cherchez !

[3] et vous verrez bientôt pourquoi ce terme me fait pouffer d’un rire gras typiquement masculin

[4] Remarquez la mienne va devoir passer devant le psychologue scolaire pour… ses grandes facilités scolaires qui lui vaudront peut-être la possibilité de passer dès la rentrée de la Toussaint en moyenne section… Ouais, j’en suis fier… Et je vous emmerde !

[5] Bien que la première oeuvre exerce une certaine fascination sur ma libido défaillante de trentenaire finissant…

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Ils ont tué le petit robert…… et je pense qu’ils l’ont même sodomisé avant (on attend les analyses du labo).

octobre 11, 2007 · Laisser un commentaire

Ils ont tué le petit robert (après l’avoir supplicié)…

Je me suis rendu compte qu’il y a bien longtemps que je ne vous ai donné des nouvelles du front du Verdun orthographique et cognitif où mes collègues et moi zigzagont entre les shrapnels syllabiques. Attention, ce qui va suivre est réservé à un public averti :

- Question : donnez des risques domestiques . Réponse : la pauvreté et les SDF
- le contraire d’un taureau entier : le taureau prédécoupé / un taureau croisé
- Quel gâteau breton indique la côte aux pêcheurs bretons ? Le gâteau en forme de boussole.
- Le contraire de « pain frais » : le pain d’hier
- le contraire d’un homme fidèle : un homme dangereux.
- pour se reposer : C.C de tranquillité
- Grâce à sa gentillesse, il est apprecié de tous : de tous= CC d’amour
- Cette dame nous a renseigné avec complaisance : avec complaisance = CC de gentillesse
- Quelles sont les religions dominantes en Europe au XVII siècle ? Les calvin et Tuthers et les crainthienne / les religions dominantes en Europe au XVII siècle sont l’Amérique et l’Asie.
- Donnez un homonyme et faites une phrase : Franc : balle, va chercher 100 balles. Franc : franqua une moto
- Donnez un synonyme : danser = slo
- infatigable = inépuisé, j’ai fai le championna de France et je sui inépuisé,
- homonyme de cerf = cerf volons
- synonyme d’infatigable = je suis pas crever.

Je sais… Les horreurs du front sont toujours difficiles à admettre pour ceux de l’arrière…

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Near death experience… Near death experience… ou tentative de meurtre par orgasme multiple.

octobre 7, 2007 · Laisser un commentaire

Le rasoir traçait une tranchée de chair dans la neige savonneuse, il scrutait le miroir mais ses pensées n’étaient pas synchronisées sur ses mouvements, il était ailleurs… plus exactement entre ses jambes à elle. Il soignait son rasage et affinait sa stratégie : ce soir, il serait hors de question de se laisser désarçonner. Il allait pratiquer le cunnilingus comme certains embrassent la mort …

(Quelques heures plus tard)

… il lui caressait doucement les seins tout en entamant un slalom ponctué de baisers vers son pubis. Il percevait les secousses de sa ceinture abdominale comme autant de petits orgasmes musculaires, il s’attarda au creux d’aines érogènes (alors que l’Aisne géographique est tout sauf érogène… Excepté si vous avez trouvé « Délivrance » érotique…) avant d’attaquer l’ascension du mont de Vénus qu’elle avait, dans une délicate attention, débroussaillé afin d’éviter tout risque de feux …de barbe. Le massif pubien surplombait une vulve à la chair frémissante et douce comme un lit de fumerie d’opium. Il sentait la fréquence des spasmes musculaires se modifier, les gémissements se faisait plus profonds, plus menaçants aussi… Il ressentait cette sensation de menace diffuse à chaque fois qu’il lui procurait du plaisir de cette manière… la menace implicite de terribles représailles si il lui prenait l’envie de stopper son entreprise…Etrange comme le plaisir féminin peut effrayer… La jouissance de sa femme [1Quelques soubresauts érotiques plus tard, ses petits sacs séminaux vides et ses artères tapissées de cholestérol prêtes à péter, il lui posa la question : Pourquoi m’as-tu frappé ? Quoi ?! Ben oui… Tu m’as fracassé l’occiput en pleine exploration buccale ! Noooon !!!! Je suis désolée… C’est un minimum… Oui, mais c’est de ta faute aussi ! C’est trop dur à supporter… L’ingratitude est une de tes qualités… Arrête ! Tu ne peux comprendre… dit-elle un sourire contrit sur les lèvres. Tu t’accroches comme un poulpe libidineux alors que je suis à la limite d’une « Near death experience »… C’est un réflexe de survie au fond…

Qu’ajouter de plus…



[1] la seule qu’il connaissait vraiment au fond … à par quelques navigations moites à visionner des couples copulant dans la mauvaise lumière de caméscope acheté à crédit pour leur anniversaire de mariage, il ne savait de l’orgasme féminin que ce qu’elle avait bien voulu lui montrer…et c’était fascinant

[2] « oui »… Tas de sous-culturés grammaticaux !

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Le cabinet littéraire et le Neuromancien (ou comment Emma Bovary a pris une branlée par Case et Bardamu).

septembre 9, 2007 · Laisser un commentaire

Je vous ai déjà parlé de ma relation particulière ( et ) avec les toilettes. Depuis la fin de l’hiver, je me suis décidé à utiliser ce lieu d’aisance pour accroître encore mon immense culture littéraire… Mes chiottes devinrent cabinet littéraire !

 

 

J’ai commencé par HP Lovecraft avant de lire “Madame Bovary” dont je n’avais (honte sur mes ancêtres prolétarisés) jamais lu la vie… Bien… Comment vous dire ?… Arrivé au trois quart de l’ouvrage, j’avais rééllement envie de lui refaire la gueule à coup de tessons à la desperate housewife du Second Empire… Je vais me faire crucifier par les amoureux des “Belles Lettres” (à prononcer avec la même emphase que “Théâââtre !”) mais (comme l’a écrit le génial Pennac) je revendique le droit de ne pas lire jusqu’au bout …

J’enchaînais donc sur une relecture du livre qui a mis un coup de boule à mes années lycée (merci Monsieur Delory…) : “Voyage au bout de la nuit”. J’enquillais sur le “Meilleur des mondes”, ouvrage extraordinaire et lamentable lacune personnelle.

Un peu d’Apolinaire avant de me remettre aux “Babylon Babies” de Dantec lorsque me revint en mémoire le fait que Kasovitz allait le mettre en images. J’ai, je dois l’avouer, un assez mauvais souvenir de la deuxième partie de l’histoire… Sentiment qui s’est confirmé à nouveau : Dantec en fait trop, il se vautre progressivement dans un mauvais trip prétentieux et fumeux ( ?!) au THC… et il a trop lu W.Gibson dont le famuleux “Neuromancien” orne actuellement ma bibliothèque d’aisance… Message personnel : Maurice, ripoliner façon pompier le style Gibson n’est pas une bonne idée… et arrête de te vanter de connaître tous les types d’herbes possibles comme un adolescent simili-rebelle ; à ton âge, cela devient pathètique…

J’éprouve un bizarre sentiment face au “Neuromancien”, je l’ai lu il y a quelques années mais je n’en ressens la qualité que maintenant durant cette relecture… Je ne devais pas être en forme à ce moment là… J’avais eu la même expérience avec “La moisson rouge” de D.Hammett…

Serait-ce les premiers symptômes d’une dégénérescence neuronale ? Bon Dieu, j’ai peur… et j’arrête de faire mon Pivot des “Mauvais genres”… Salut.

J’ai lu aussi, dans mon lit cette fois, “le bureau des atrocités” de C.Gross ou comment les Grands anciens rencontrent Mulder et John Steed dans le cottage de Q. Très bon… et je viens de me mettre aux “Chroniques des annèes noires” (3 kg minimimum).

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Le cabinet littéraire et le Neuromancien (ou comment Emma Bovary a pris une branlée par Case et Bardamu).

septembre 9, 2007 · Laisser un commentaire

Je vous ai déjà parlé de ma relation particulière ( et ) avec les toilettes. Depuis la fin de l’hiver, je me suis décidé à utiliser ce lieu d’aisance pour accroître encore mon immense culture littéraire… Mes chiottes devinrent cabinet littéraire !

J’ai commencé par HP Lovecraft avant de lire “Madame Bovary” dont je n’avais (honte sur mes ancêtres prolétarisés) jamais lu la vie… Bien… Comment vous dire ?… Arrivé au trois quart de l’ouvrage, j’avais rééllement envie de lui refaire la gueule à coup de tessons à la desperate housewife du Second Empire… Je vais me faire crucifier par les amoureux des “Belles Lettres” (à prononcer avec la même emphase que “Théâââtre !”) mais (comme l’a écrit le génial Pennac) je revendique le droit de ne pas lire jusqu’au bout …

J’enchaînais donc sur une relecture du livre qui a mis un coup de boule à mes années lycée (merci Monsieur Delory…) : “Voyage au bout de la nuit”. J’enquillais sur le “Meilleur des mondes”, ouvrage extraordinaire et lamentable lacune personnelle.

Un peu d’Apolinaire avant de me remettre aux “Babylon Babies” de Dantec lorsque me revint en mémoire le fait que Kasovitz allait le mettre en images. J’ai, je dois l’avouer, un assez mauvais souvenir de la deuxième partie de l’histoire… Sentiment qui s’est confirmé à nouveau : Dantec en fait trop, il se vautre progressivement dans un mauvais trip prétentieux et fumeux ( ?!) au THC… et il a trop lu W.Gibson dont le famuleux “Neuromancien” orne actuellement ma bibliothèque d’aisance… Message personnel : Maurice, ripoliner façon pompier le style Gibson n’est pas une bonne idée… et arrête de te vanter de connaître tous les types d’herbes possibles comme un adolescent simili-rebelle ; à ton âge, cela devient pathètique…

J’éprouve un bizarre sentiment face au “Neuromancien”, je l’ai lu il y a quelques années mais je n’en ressens la qualité que maintenant durant cette relecture… Je ne devais pas être en forme à ce moment là… J’avais eu la même expérience avec “La moisson rouge” de D.Hammett…

Serait-ce les premiers symptômes d’une dégénérescence neuronale ? Bon Dieu, j’ai peur… et j’arrête de faire mon Pivot des “Mauvais genres”… Salut.

J’ai lu aussi, dans mon lit cette fois, “le bureau des atrocités” de C.Gross ou comment les Grands anciens rencontrent Mulder et John Steed dans le cottage de Q. Très bon… et je viens de me mettre aux “Chroniques des annèes noires” (3 kg minimimum).

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Hygiène intime et bêtise publicitaire.

juillet 25, 2007 · Laisser un commentaire

La publicité est une chose étonnante : on pense qu’elle a usé de tous les clichés imaginables et, soudain, on découvre que, non, il restait une petite raclure d’opinion au fond de la poubelle. En cela, les publicitaires sont les frères spirituels des compagnons d’Emmaüs : ils recyclent les rebus… Mais eux c’est au profit des concessionnaire BMW et des revendeurs de coke. A part l’intelligence et le bon goût, les femmes sont les premières victimes de la “réclame” (ce terme me semble plus approprié car il conserve ce côté putassier, “pied dans la porte” qui sied mieux aux Ardisson, Seguela & Co ). Bien évidement, le cerveau féminin est beaucoup plus tendre face à l’appel des sirènes de la consommation (ça, c’est de la métaphore !), tous les philosophes du zinc s’accordent sur le sujet, nous n’y reviendrons donc pas (pour plus d’information allez prendre une Suze au bistrot du coin…). Je voudrais me concentrer sur un autre sujet : l’hygiène intime féminine. “Hygiène intime”… Cela n’évoque-t-il pas de doux secrets murmurés dans des gynécées aux lourds parfums et à la sensualité capiteuse ? La seule sonorité de la formule m’excite… Observez bien les différents spots télévisés estivaux, de nombreux spots font la “réclame” pour divers produits destinés aux muqueuses féminines, velours de nos jeux osés (J’arrache ma race avec mes métaphores ! Je devrais me mettre au Slam…). En dehors de voir des pubis aussi bien entretenus que des gazons anglais et des jeunes femmes glissant une main vers leurs entre-jambes sous la douche, ces publicités ont un arrière-goût amer de préjugés machistes… Que dit-on aux femmes dans ces publicités ? TON SEXE EST SALE ! N’AS-TU PAS HONTE ?! On retrouve là un vade-mecum de tous les préjugés sur le sexe féminin. Haro sur la vulve ! Cet organe si suspect, si secret, source de tant de pêchés, forcément souillé et souillant… Il ne doit être aussi propre d’une salle d’opération ! Aseptisé ! Récuré ! Point d’odeur ! C’est le moins que tu puisses faire pour essayer de faire oublier aux hommes ton innommable impureté ! Il doit forcément y avoir quelque chose de malsain au milieu de ses chairs rougeoyantes ! Es-tu sûr, femme, d’être “propre” ?! Tu ne pourras jamais l’être car comme la Bible, et une pléthore d’autres textes, le dit : tu es le pêché ! Ton sexe en étant le cœur, il ne peut être qu’éternellement sale … Sans compter que tu saignes régulièrement… Immonde ! Punition divine pour ta faiblesse face au serpent !

 

Bref, les pubs pour les l’hygiène intime ne font que ressasser le sentiment de culpabilité de posséder une vulve, d’être une femme… et c’est efficace, car ceci est inséré au cœur même de notre background judéo-chrétien et/ou musulman , au cœur de l’éducation de tant de petites filles… A les écouter, il faudrait se récurer le fri-fri toutes les demie-heures, sinon tu es une traîné, une salope dont les bas morceaux exhalent les remugles de ta sale âme de femme ! Les publicitaires sont aussi dangereux que les extrémistes religieux… et bien plus efficaces d’ailleurs !

C’est pourquoi je lance une pétition : Occupez vous de vos fesses ! Vous, les publicitaires laissez donc notre intimité (et/ou celle des femmes) en paix ! Arrêtez de nous prendre pour des connes ! (Je sais… Je suis un homme… mais , comme le disent les amies de ma femme, j’ai un côté très féminin… et j’ai toujours rêvé d’avoir un orgasme multiple autrement qu’en mangeant du chocolat noir…). Signez ! Non à la connerie ! Et n’oubliez pas : pour l’hygiène intime de votre cortex cérébral, éteignez votre télévision durant les écrans publicitaires.

Petition :

Occupez vous de vos fesses ! Vous, les publicitaires laissez donc notre intimité (et/ou celle des femmes) en paix ! Arrêtez de nous prendre pour des abrutis !

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Parole d’expert ou comment « Télé Z » éduque les masses.

juillet 22, 2007 · Laisser un commentaire

Je viens de lire dans mon « TéléZ »™ une passionnante enquête sur le réchauffement climatique. Je vais ouvrir de ce pas une parenthèse dont j’aurai, je le pressens, beaucoup de mal à clore l’existence, concernant la présence d’un exemplaire de cet hebdomadaire télé dans mon modeste logis : il n’est en aucune façon envisageable de m’associer à la politique rédactionnelle dudit périodique reposant sur la présence de blagues envoyées par des lecteurs en état de mort cérébrale ou atteints de différents syndromes maniaco-dépressifs. Si je l’achète c’est uniquement pour le prix…(et parce que ces incompétents de Canal Plus ont encore oubliés de m’envoyer leur programme !) J’euthanasie donc ma parenthèse comme promis…

 

 

Sur cette page (les dossiers de fond chez « TéléZ » font « une page » mais, attention !, une page dont la surface correspond à celle de deux feuilles de papier toilette), trois experts donnent leur avis sur le réchauffement climatique : des climatologues reconnus, des ingénieurs météorologiques, des mathématiciens ayant conçus des modèles mathématiques complexes ? Que nenni ! Trois présentateurs météo, ceux des trois premières chaînes… Trois pantins s’agitant devant des fonds verts, trois silhouettes standardisées, trois sommités du brushing éclairant la plèbe de leur avis, haut perchés sur le piédestal à crétins cathodiques. Platitudes et banalités, promotion éhontées pour la future chair à pilon de la présentatrice de TF1, voire même erreur historique : toi, le montreur de systèmes dépressifs de France 3, la révolution industrielle n’a pas eu lieu après 1850, inculte à basse pression ! La société du spectacle est toute puissante et « Télé Z » est son messie !

Évidement, vous allez me rétorquer fielleux comme vous l’êtes : « si tu veux de l’intelligence, ne cherche pas dans « Télé Z »… Certes… Mais je vous emmerde…

Ce matin, je viens d’entendre une petite chose qui m’a mis en joie : le concombre de mer subis les assauts d’un parasite pour le moins sympathique. Il s’agit d’un poisson qui squatte l’anus de ce dernier… Ils en ont recenser jusque SEPT dans le même orifice ! La nature est joueuse parfois… Toutefois, une question me turlupine : combien parmi vous auraient envie de ce faire squatter un orifice par un concombre de mer (ou tout appendice/objet/animal vivant ou mort oblongs) ? Allez je vous laisse, je retourne écouter les « Grosses Têtes »…

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De la démocratie dans un contexte scolaire…

juin 30, 2007 · Laisser un commentaire

Ce fut en CM2, au tout début des années 80, que je touchais du doigt la tumeur de la bêtise grégaire ; l’abcès de la connerie humaine, lui, je le connaissais déjà : lorsque l’on a 11 ans, que l’on est trop gros, que l’on possède plus de 300 mots de vocabulaire et qu’aucun syndrome post-traumatique ne se manifeste après la lecture de plus de 30 lignes imprimées, on découvre très vite que le taux de connards au mètre carré ne dépend pas de l’âge des hominidés peuplant ce dernier et qu’il est inversement proportionnel au Q.I des prédateurs prépuberts ainsi qu’aux capacités d’auto-défense du sujet… autrement dit « Moi-enfant ».

 

 

L’instituteur nous avait proposé d’illustrer une histoire lue en classe (grande souffrance pour les sus-cités). En bon Hussard Noir de la République, il nous proposa de ne pas imposer son choix mais de soumettre les propositions de dessin pour chaque scène au suffrage universel. Ah ! la stimulante mission de former de futurs citoyens responsables et conscients du lourd devoir démocratique …

La démocratie, c’est formidable… mais il faut, parfois, nuancer l’enthousiasme républicain qui étreint d’émotion la gorge du citoyen au regard fier et à la viande toujours disponible pour les abattoirs internationaux [1].

Dans notre classe, il y avait Régis… La puberté, Père Noël hormonal, avait déposé au pied de son incommensurable connerie un physique de chef de meute. Il cristallisait la servilité des autres petits miliciens au QI de mérou. Il y avait aussi Nicolas, un garçon sympathique possédant des dons artistiques certains. Arriva le jour du premier vote, chacun avait sué sang et eau sur son dessin pour avoir l’insigne honneur d’illustrer la scène choisie. Bien évidemment, le dessin de Nicolas était bien au-dessus du lot, je m’en souviens encore… Régis présenta, de son côté, un sorte d’un enfantin gribouillis immonde… et quel dessin, croyez-vous, a été choisi ?

La démocratie a cela de terrible que lorsqu’on laisse une majorité d’abrutis jouer avec, elle devient un piédestal à connard : je vis alors tous les vassaux rendrent hommage à leur suzerain de cour de récré, il votèrent pour la testostérone sous le regard affligé de l’instituteur qui venait, à son corps défendant, de faire découvrir aux plus futés d’entre-nous, l’injustice légale … Enfin, il nous avait appris quelque chose me direz-vous…

Je compris alors que la majorité n’est parfois qu’une forme consensuelle de la bêtise, l’absurde et l’obéissance aveugle devenus tables de la Loi.

Néanmoins la démocratie reste le meilleur système d’organisation humaine, la preuve ? Nous avons Nicolas Sarkozy comme Président… C’est un signe, non ?

 

Notes :

[1] paraphrasant ainsi Céline génie littéraire… et enculé notoire, il faut bien le concéder

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Confidences

juin 7, 2007 · Laisser un commentaire

Aujourd’hui une élève m’a parlé, en pleurant, de sa vie… Un cloaque puant tenu par une bande de Thernardier…

 

 

Elle s’est mise à pleurer quand je lui ai dit qu’elle pouvait réussir et qu’elle était intelligente…

Cette ex-petite fille battue (et sans doute abusée…) aime encore une mère qui lui répète que ce qu’elle a vécu est une invention de sa part et qui ne faut pas le dire à ses frères dont l’un va sortir de prison, sa violence lui bouffant les tripes de terreur…

Elle me racontait tout cela riant et pleurant en même temps, au bord de la rupture… Ma vue s’est souvent brouillée lors de notre conversation… Le soir, j’ai serré un peu plus fort ma fille lorsqu’elle m’a sauté dans les bras en me disant “Papa, je t’aime !”. Je me demandais en lui disant “moi aussi, je t’aime !” combien d’enfants aimeraient entendre cela … et combien de parents en seraient à jamais incapables…

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