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Archive de la Catégorie ‘Philosophie de l’inutile’

Katsuni, Sex and the Matrix.

Par le talentueux Rootcat :http://www.rootcat.net/

Menteur !

Le cabinet littéraire et le Neuromancien (ou comment Emma Bovary a pris une branlée par Case et Bardamu).

Je vous ai déjà parlé de ma relation particulière ( et ) avec les toilettes. Depuis la fin de l’hiver, je me suis décidé à utiliser ce lieu d’aisance pour accroître encore mon immense culture littéraire… Mes chiottes devinrent cabinet littéraire !

 

 

J’ai commencé par HP Lovecraft avant de lire “Madame Bovary” dont je n’avais (honte sur mes ancêtres prolétarisés) jamais lu la vie… Bien… Comment vous dire ?… Arrivé au trois quart de l’ouvrage, j’avais rééllement envie de lui refaire la gueule à coup de tessons à la desperate housewife du Second Empire… Je vais me faire crucifier par les amoureux des “Belles Lettres” (à prononcer avec la même emphase que “Théâââtre !”) mais (comme l’a écrit le génial Pennac) je revendique le droit de ne pas lire jusqu’au bout …

J’enchaînais donc sur une relecture du livre qui a mis un coup de boule à mes années lycée (merci Monsieur Delory…) : “Voyage au bout de la nuit”. J’enquillais sur le “Meilleur des mondes”, ouvrage extraordinaire et lamentable lacune personnelle.

Un peu d’Apolinaire avant de me remettre aux “Babylon Babies” de Dantec lorsque me revint en mémoire le fait que Kasovitz allait le mettre en images. J’ai, je dois l’avouer, un assez mauvais souvenir de la deuxième partie de l’histoire… Sentiment qui s’est confirmé à nouveau : Dantec en fait trop, il se vautre progressivement dans un mauvais trip prétentieux et fumeux ( ?!) au THC… et il a trop lu W.Gibson dont le famuleux “Neuromancien” orne actuellement ma bibliothèque d’aisance… Message personnel : Maurice, ripoliner façon pompier le style Gibson n’est pas une bonne idée… et arrête de te vanter de connaître tous les types d’herbes possibles comme un adolescent simili-rebelle ; à ton âge, cela devient pathètique…

J’éprouve un bizarre sentiment face au “Neuromancien”, je l’ai lu il y a quelques années mais je n’en ressens la qualité que maintenant durant cette relecture… Je ne devais pas être en forme à ce moment là… J’avais eu la même expérience avec “La moisson rouge” de D.Hammett…

Serait-ce les premiers symptômes d’une dégénérescence neuronale ? Bon Dieu, j’ai peur… et j’arrête de faire mon Pivot des “Mauvais genres”… Salut.

J’ai lu aussi, dans mon lit cette fois, “le bureau des atrocités” de C.Gross ou comment les Grands anciens rencontrent Mulder et John Steed dans le cottage de Q. Très bon… et je viens de me mettre aux “Chroniques des annèes noires” (3 kg minimimum).

Le cabinet littéraire et le Neuromancien (ou comment Emma Bovary a pris une branlée par Case et Bardamu).

Je vous ai déjà parlé de ma relation particulière ( et ) avec les toilettes. Depuis la fin de l’hiver, je me suis décidé à utiliser ce lieu d’aisance pour accroître encore mon immense culture littéraire… Mes chiottes devinrent cabinet littéraire !

J’ai commencé par HP Lovecraft avant de lire “Madame Bovary” dont je n’avais (honte sur mes ancêtres prolétarisés) jamais lu la vie… Bien… Comment vous dire ?… Arrivé au trois quart de l’ouvrage, j’avais rééllement envie de lui refaire la gueule à coup de tessons à la desperate housewife du Second Empire… Je vais me faire crucifier par les amoureux des “Belles Lettres” (à prononcer avec la même emphase que “Théâââtre !”) mais (comme l’a écrit le génial Pennac) je revendique le droit de ne pas lire jusqu’au bout …

J’enchaînais donc sur une relecture du livre qui a mis un coup de boule à mes années lycée (merci Monsieur Delory…) : “Voyage au bout de la nuit”. J’enquillais sur le “Meilleur des mondes”, ouvrage extraordinaire et lamentable lacune personnelle.

Un peu d’Apolinaire avant de me remettre aux “Babylon Babies” de Dantec lorsque me revint en mémoire le fait que Kasovitz allait le mettre en images. J’ai, je dois l’avouer, un assez mauvais souvenir de la deuxième partie de l’histoire… Sentiment qui s’est confirmé à nouveau : Dantec en fait trop, il se vautre progressivement dans un mauvais trip prétentieux et fumeux ( ?!) au THC… et il a trop lu W.Gibson dont le famuleux “Neuromancien” orne actuellement ma bibliothèque d’aisance… Message personnel : Maurice, ripoliner façon pompier le style Gibson n’est pas une bonne idée… et arrête de te vanter de connaître tous les types d’herbes possibles comme un adolescent simili-rebelle ; à ton âge, cela devient pathètique…

J’éprouve un bizarre sentiment face au “Neuromancien”, je l’ai lu il y a quelques années mais je n’en ressens la qualité que maintenant durant cette relecture… Je ne devais pas être en forme à ce moment là… J’avais eu la même expérience avec “La moisson rouge” de D.Hammett…

Serait-ce les premiers symptômes d’une dégénérescence neuronale ? Bon Dieu, j’ai peur… et j’arrête de faire mon Pivot des “Mauvais genres”… Salut.

J’ai lu aussi, dans mon lit cette fois, “le bureau des atrocités” de C.Gross ou comment les Grands anciens rencontrent Mulder et John Steed dans le cottage de Q. Très bon… et je viens de me mettre aux “Chroniques des annèes noires” (3 kg minimimum).

Béatitude et anus artificiel

Comme l’explique Michel Onfray (“traité d’athéologie”), la religion voit dans la science son antithèse. Mais si je ne me trompe, l’anus artificiel de Jean Paul II, n’a pas été apporté par une blanche colombe nimbée de lumière dans de suaves senteurs d’encens…

D’ailleurs, Polo va sans doute devenir le premier saint catholique avec un anus artificiel… Il a toujours été un novateur…

De la métaphysique dans les rhododendrons ou comment j’ai mis mon âme dans le caca.

Un soir d’été, alors que je passais devant l’église de ma riante petite bourgade (comme on dit chez Pernaut), je sentis mes intestins se contracter sous la violence d’un tsunami fécal, alors, comme la politesse, j’allais me soulager derrière la maison du seigneur parmi les rhododendrons municipaux. Dans la position idoine pour l’excrétion, je levais les yeux vers les vitraux enflammés par la lumière du crépuscule, et me demandais : « Les chrétiens disent l’Homme créé à l’image de Dieu… Alors Dieu fait-il caca ? Quelle peut-être la position du Vatican sur la question de la défécation divine ? ». Au beau milieu de ce questionnement métaphysique, mes sphincters se relâchèrent violemment et je me sentis soulagé bien au-delà de la triviale satisfaction animale… Non, je me sentis soulagé comme peut l’être l’assassin après des aveux.

Bref, je me relevais le sourire aux lèvres, le caleçon sur les chevilles et le chibre doucement dorloté par la brise estivale. Et là, je vis au lieu du petit tas d’excréments, un petit globe lumineux… J’entendis alors une voix résonner dans mon crâne :

- Oh putain ! Le con !

- Pardon… bredouillais-je

- Ben ouais, tête de nœud ! Tu viens de chier ton âme !

- Quoi ?!

- Tu es sourd, en plus d’être con ?!

- L’âme existe… Je n’y ai jamais cru… bredouillais-je.

- Et alors… Je n’ai jamais cru en toi et pourtant tu es là ! Mais la question n’est pas là : comment tu vas me rendre ma place ? Raclure de pelle à merde !

- Pour une âme, tu n’as pas un langage très chrétien… m’indignais-je

- Y va pas m’apprendre les règles de politesse, le bienfaiteur des parterres municipaux ! Rends-moi mon chez moi !

- Mais c’est où « mon chez moi » ? Le cœur ? Le cerveau ?

- Dans les intestins, trou du cul !

- Nos âmes reposent dans nos intestins ?!…

- Réfléchis… C’est spacieux, chaud, pour le peu que tu ais mangé des féculents, on peut même se faire un petit jacuzzi…

- Je crois que je vais vomir…

- Tu vas pas, en plus, me vomir dessus ! Tu es scatophile ou quoi ?! hurla-t-elle. Calme-toi… Respire… Tu es blanc comme un cul…

- Ouais… soufflais-je.

Je repris mes esprits et lui demandais :

- Si tu existe, c’est donc que Dieu existe…

- Ca y est ! Il va nous faire une crise ontologique, l’incontinent !

- Avoue quand même que ça peut faire un choc de découvrir que l’on a une âme en chiant dans un massif…

- C’est pas plus con qu’un buisson ardent… mais, bordel à cul, je ne sais pas plus que toi si Dieu existe ! On ne va pas disserter pendant des heures sur la réalité du divin… d’autant plus que je n’y crois pas tellement…

- Mon âme ne croit pas en Dieu… Je dois être victime d’un psychopathe fan de Marcel Bélivau… affirmais-je en recherchant du regard une caméra.

- Comment croire en Dieu après le 11 septembre ? dit-elle doucement. – Tu as raison… Comment les religions monothéistes peuvent prôner l’amour du prochain avec autant de sang sur les mains…

- Ca marche à tous les coups ! T’es vraiment un con prétentieux ! m’interrompit-elle. Il suffit de sortir un hameçon à ego pour que veuilles t’écouter parler…(j’étais estomaqué). En plus, faire une analyse politico-philosopho-merdique, le pantalon sur les chevilles n’est pas pour renforcer ta crédibilité…

Je m’aperçus alors que je n’avais toujours pas remis mon pantalon. Ce qui en plus de d’outrage aux plates-bandes communales me vaudrait sans doute une contravention pour exhibitionnisme.

- Et merde !

- Maintenant que Monsieur est décent, on pourrait discuter retour à la maison…

- Comment veux-tu que je fasse ?

- Tu te demerdes !

- Tu plaisantes… Je ne sais pas comment on administre une âme ? Par voie orale, par intraveineuse, par voie rectale, peut-être ?

- Pourquoi pas ?

- Tu plaisantes, je ne vais pas m’introduire mon âme dans le cul !

- Il paraît que c’est ce qu’a dit Marie à l’Esprit Saint…mais rien à foutre ! Ou plutôt si…

- Et puis, je me sens mieux depuis que tu n’es plus en moi… Je suis… soulagé…

- Tu m’étonnes ! Je sais tout sur toi. Je te vois quand tu reluques les minettes l’été dans les supermarchés pour mieux te pignoler sous la douche, je sais quand tu te dis, durant un quart de seconde, « Tiens, là, Sarkozy, il n’a pas tort… ». Je ressens ta jalousie, ton hypocrisie, ta petitesse…

- Culpabilité… Voilà, ce que tu es !

- Bon, on va pas discuter sémantique toute la nuit. Tu comptes faire quoi pour moi ?

- Rien. Je ne vais pas me laisser emmerder par une âme, serait-ce la mienne.

J’enjambais le massif, le regard fier du fils des Lumières se plantant vers l’horizon lointain d’un avenir sans superstitions, je regagnais mon logis alors que, derrière moi, mon âme hurlait :

- Espèce d’enculé ! Tu vas pas me laisser ici ?! Personne ne peut vivre sans âme…Arrête de déconner !

Depuis, il m’arrive parfois lorsque je déambule le long de l’Eglise d’entendre mon âme me crier : « Eh ! Reviens ! Y a encore un cantonnier qui m’a balancé de l’eau bénite ! Il pense que les rhododendrons sont possédés par le Malin ! Sans compter, le poivrot qui m’a pissé dessus Samedi … Allez ! Fais pas le con ! ».

P.S. Lisez le fabuleux ouvrage de Michel Onfray, Traité d’athéologie.

Secret de femme.

Petition inutile

 

Ce monsieur, qui inspire mes régurgitations drôlatiques, me manque. Et à priori, je ne suis pas le seul.

Signez la pétition.

É gloire !

C’est la gloire ! Je suis traduit en portugais (et non pas en espagnol comme je l’avais d’abord cru…) ! La preuve. A moi le monde !!!

P.-S: Il s’agit du texte intitulé “Petites morts” dont voilà la traduction :

Orgasmos Por mais estranho que isso possa parecer o sexo não é percebido da mesma maneira pelos homens e pelas mulheres. Vocês me dirão que isso parece uma teoria bernardhenrilevyziana : este argumento é tão original quanto uma imitação de Patrick Sébastien. Pode ser, mas eu aponto o inimigo : EU ACUSO O ORGASMO MÚLTIPLO DE SER A ORIGEM DA OPINIÃO NEGATIVA QUE AS MULHERES TÊM DA SEXUALIDADE MASCULINA. Se para elas nós não somos mais que animais que não pensam em nada além de fornicar em posições que só um espírito perverso pode elaborar, o que elas não conseguem entender é nossa diferença natural ante à capacidade delas de gozar várias vezes sem mesmo parar para respirar (algumas chegam a bater no seu parceiro para evitar um curto-circuito neural após cinco minutos de orgasmo ininterrupto). E sim madames, em um mês de atividades sexuais vocês podem acumular tantos orgasmos quanto nós em um ano… Sem se esquecer que durante o intercurso amoroso vocês saltam de orgasmo em orgasmo enquanto nós, sofredores, não pensamos em nada mais além de atrasar o inevitável, pois não há segunda chance. Então para punir todos estes privilégios do prazer, adotemos a ejaculação precoce ! Elas rirão menos !!! ah ! ah ! ah ! Vamos frustrá-las !!! Antecipar as danações do orgasmo !

« Aux chiottes la philosophie ! » ou comment Francis Heaulmes et Ovidie se retrouvent dans le même lit.

J’apprécie particulièrement les toilettes, en dehors de l’assouvissement des besoins du système digestif, les chiottes sont une parenthèse, un moment de paix et de repos, je vais aux gogues comme d’autres vont en retraite dans un monastère [1]. L’autel de porcelaine est un sanctuaire inviolable, un havre où je philosophe. Et oui, j’essaie de comprendre le monde sur les chiottes comme certain le font dans une chemise blanche. Ce qui induit une certaine gêne pour mes proches, ne le cachons pas, j’y reste de longues, très longues minutes.

Récemment, je me posais la question des figures pouvant symboliser notre époque, après moult contractions abdominales, j’en vins à la conclusion que le tueur en série et la porno-star formaient le Janus de notre temps. Oui, je sais cela fait très sérieux… dans le même temps, je reste modeste : ce ne sont que quelques pensées à chier.

Tout d’abord, le tueur en série : il est déjà starisé sous les traits d’Hannibal Lecter, esthète du meurtre et fin gastronome. Il est sûr que la figure de ce dernier est plus “présentable” qu’un Francis Heaulmes SDF-tueur, “gueule de Groseille” tuant le temps et ses contemporains de manière assez grossière, il faut le reconnaître. Le “serial killer” est une favorisé par nos sociétés industrialisées : tout comme le tourisme de masse, le tueur en série est un pur produit de la société des loisirs. Certes, je vous concède qu’il est difficile de mettre sur le même plan le touriste en short devant la Grande Pyramide et un collectionneur d’utérus d’électrices de l’UMP néanmoins ces deux activités nécessitent du temps libre [2]. Il n’est décemment pas possible d’écorcher, de démembrer, d’énucléer, etc. proprement sans un minimum de temps libre et sans des moyens de transport permettant de faire son shopping victimaire avec un minimum de discrétion.

Plus profondément, le tueur de masse est notre avatar, notre Mister Hide celui qui se moque des lois, du respect de la vie humaine, des tâches de sang et des hurlements, celui qui prend (non, je ne parle pas des actionnaires du CAC 40). Il est d’autant plus séduisant une fois qu’il est esthétisé par le cinéma : qui aurait l’envie d’être, ne fusse qu’un instant, dans la peau d’Emile Louis ? Alors qu’Anthony Hopkins est si joliment inquiétant ?

Pour continuer sur le registre de la séduction, parlons des stars du X. Le sexe est évidemment, avec l’argent, la clé de voûte de la vie quotidienne de la majorité des habitants des pays les plus développés ; le porno leur offre les deux : le sexe et la performance. Baiser à longueur de journée et être payé pour cela, un doux rêve, l’Eldorado de l’homme moderne. De plus le porno a énormément de point commun avec la haute finance et le monde boursier [3] : on fusionne, on rationalise la production, on fait du cash avec un minimum d’investissement, la performance est la condition sine qua non de la survie, la main d’œuvre est flexible (pas trop quand même) et disponible, on délocalise dans les pays à faible niveau de vie donc à faible coût. Jean-Marc Sylvestre est sur ce point collègue de Clara Morgane, John B. Root coreligionnaire de Bill Gates et Rocco Siffredi émule de Richard Bronson.

C’est fou, tout ce qui peut me passer par l’esprit lorsque les sphincters se relâchent. De ce fait, je revendique fièrement d’être un penseur à chier et je vous tire la chasse.




[1] Marc Olivier Fogiel pratique, paraît-il, régulièrement l’exercice… Si ses émissions sont le reflet de son passage à la Trappe, les WC me semblent plus appropriés.

[2] Cette analyse rend par ailleurs les propositions du MEDEF de salut public : comment se livrer au meurtre après une journée de 12 heures ou durant la semaine de congés payés décennale ?

[3] sans mauvais jeu de mots… et pourtant, j’en connais de très mauvais.

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